Maladie chronique — ou une fatigue qui n'a pas encore de nom

Quinze minutes tous les six mois. Le reste de l'année, tu devines.

À partir de demain matin, tu sais.

Balance tes comptes rendus en vrac, sans rien renommer et sans recopier un seul chiffre. Récupère tes années de sang mises bout à bout, à ton échelle à toi et plus à celle du labo. Et chaque matin : ce qui a bougé, de combien, et si ça compte.

Gratuit. Ton email suffit, pas de carte bancaire. Deux comptes rendus suffisent pour démarrer ; un bracelet WHOOP rend le matin plus précis.

Anormal pour le labo. Normal pour toi. Personne ne t'a jamais montré la différence.

La règle du labo commence à 13. Toi, tu vis à 7. Donc c'est imprimé ANORMAL à chaque prise, à vie, et tu as arrêté de regarder — c'est la seule réaction saine. Voici le même sang mesuré à ton échelle : 6,0 en janvier, 7,1 en décembre. Ce que tu prenais pour ta fragilité, c'est ton corps qui tient. Et il tient mieux que l'an dernier. Personne ne te l'avait dit.

Ce que ton labo t'imprime

échelle 0 à 19 g/dL

norme du labo : 13–18051015OCTAVR
agrandissement · 5,7 – 7,5

Le même sang, à ton échelle

échelle 5,7 à 7,5 g/dL

moi : 6,0 → 7,166,57OCTAVR7,1
14 prises de sang. Les miennes. Juillet 2025 à juillet 2026. La norme du labo commence à 13.

182 jours pendant lesquels personne ne regarde tes chiffres.

Tu attends six mois. Tu entres. Quinze minutes. « C'est stable. » Une feuille, un rendez-vous dans six mois, et te revoilà sur le trottoir. Ta prise de sang de mars n'a jamais été posée à côté de celle de septembre. Toi non plus : on ne t'a jamais montré comment faire.

164 jours

pour voir un cardiologue dans le Gers. Seize à Paris. Même maladie, même pays.

Délai médian en cardiologie de ville, données 2025 · Fondation Jean-Jaurès, mai 2026

73 %

des Français ont déjà renoncé à un soin. Avant l'argent, avant la distance : c'est le délai qui les arrête.

Baromètre de l'accès aux soins, déclaratif · FHF × Ipsos BVA, février 2026

23 %

ont fini aux urgences parce qu'aucun rendez-vous n'arrivait.

Cartes de France de l'accès aux soins · Fondation Jean-Jaurès, 2026

18 mois

avant qu'une maladie rare ait un nom, pour un malade sur deux. Un sur quatre attend plus de cinq ans.

Enquête ERRADIAG · Alliance Maladies Rares

Trois mois à tout faire à l'heure. Et rien pour te dire si ça a servi.

Le traitement tous les jours. Les prises de sang. Le repos quand tu peux le prendre. Pendant trois mois. Au rendez-vous suivant : « c'est stable », une feuille, à dans six mois. Personne ne te montre ce que ces trois mois ont changé — alors tu n'as toujours aucune idée de ce qui, dans tout ça, sert vraiment. C'est exactement là qu'on lâche.

« Je ne suis pas sérieux avec ma santé parce que je n'ai aucune idée de ce qui impacte quoi. »
Le fondateur · bêta-thalassémie intermédiaire
  1. 01Tu fais tout comme il faut
  2. 02Trois mois passent
  3. 03« C'est stable », à dans six mois
  4. 04Tu ne sais pas ce qui a servi
  5. 15 min

    puis 182 jours sans que personne regarde

Tu balances tout. Une fois. Et tu comprends enfin ce qui t'arrive.

C'est comme ça que tu vois, chiffre par chiffre et date par date, si tes trois mois à tout prendre à l'heure ont changé quelque chose dans ton corps.

Les mêmes documents, cette fois empilés et alignés, à côté d'un pilulier fermé et d'un bracelet posé à plat.
Les mêmes objets, rangés

01

Ce que tu donnes : dix minutes, une seule fois

Tes comptes rendus d'un coup, avec leurs noms de fichiers d'origine. Ton bracelet si tu en as un. Deux lignes le soir quand tu en as envie. Tu ne classes rien, tu ne retapes aucun chiffre, et tu n'y reviens plus.

02

Ce que tu récupères : tu sais où tu en es, tous les matins

Ce qui a bougé depuis hier, de combien, et ce que ça dit de ton corps. En français, sans une seule ligne à décoder. Et le jour où quelque chose sort de tes habitudes à toi, c'est écrit en haut de l'écran.

C'est toi qui es malade ? Ou c'est quelqu'un que tu aimes ?

C'est toi

Tu sens la fatigue et tu ne sais pas ce qu'elle vaut : la vraie, ou celle de tout le monde. Ici elle se pose à côté de tes chiffres, avec sa date. Tu arrives au rendez-vous avec des phrases précises au lieu d'un ressenti à défendre.

C'est quelqu'un que tu aimes

Tu passes tes journées à deviner s'il va bien, et à ne pas oser redemander. Tu ouvres, et tu sais : il va bien aujourd'hui, ou prends sa température maintenant. Puis quoi faire. Et une page à imprimer avant le rendez-vous.

Trois sources. Un seul endroit. Zéro saisie.

01Braceletchaque nuitnuits
02Comptes rendusPDF, en vracPDF
03Journal du soirquand tu veuxtexte libre

le matin

Ce qui a changé

depuis hier, et pourquoi.

Chemin réel des données : trois entrées, une collecte, une sortie quotidienne.
  1. 01

    Tu laisses ton email

    C'est tout ce qu'on te demande. Pas de carte bancaire, pas d'engagement, pas de démo à réserver.

  2. 02

    Tu vides tes tiroirs

    Tes comptes rendus d'un coup, en vrac, avec leurs noms de fichiers. Deux PDF ou quinze ans d'archives, c'est le même geste — et tu n'y reviens plus jamais.

  3. 03

    Demain matin, tu comprends

    Tes courbes à ton échelle, ce que ton corps fait vraiment, et ta carte d'urgence prête à imprimer.

Le matin, la première question est déjà répondue : est-ce que je dois m'inquiéter aujourd'hui ?

Tu ouvres, et c'est écrit en haut. Ce qui a bougé depuis hier, de combien, et si ça compte : ton sommeil, ton cœur au repos, ta récupération, tes derniers résultats. Et si ton bracelet n'a rien envoyé depuis deux jours, on te le dit — plutôt que de te rassurer avec du vide.

état 1 / 3

Non — rien ne mérite ton inquiétude aujourd'hui.

Récupération 97 %, respiration 16,3 et température cutanée 34,8 °C sont dans tes zones habituelles.

sans signal

Je ne peux pas répondre aujourd'hui.

Ton bracelet n'a rien envoyé depuis deux jours. Plutôt que de deviner, voici la date de la dernière synchronisation.

Les deux réponses possibles du matin. L'absence de donnée est un état à part entière, pas un écran vide.
Table de chevet à l'aube : un verre d'eau, un pilulier fermé et un bracelet d'activité retiré, devant un lit défait dans une lumière bleue.
Le moment où on le lit

Hémoglobine à 7. Rate retirée en 1993. Deux rendez-vous par an.

J'ai une bêta-thalassémie. Mon hémoglobine est à 7 ; chez toi la norme commence à 13. On m'a retiré la rate en 1993. Je prends tous les jours un médicament pour vider le fer de mon corps, et un anticoagulant à vie. Mon équipe est à Henri-Mondor, et je la vois deux fois par an. LEIMON, c'est ce que j'ai construit pour tenir entre les deux — parce que personne ne l'avait fait.

323
jours de bracelet
16
comptes rendus
395
valeurs rangées
14
prises d'hémoglobine

Dans dix minutes, tes courbes. Demain matin, ce qu'elles disent.

Tu laisses ton email. Tu envoies tes comptes rendus en vrac, sans rien renommer et sans recopier un seul chiffre — même s'il n'y en a que deux. Et si tu as un bracelet, tu le branches. C'est tout.

  1. 01Tu laisses ton emailC'est tout ce qu'on te demande. Pas de carte bancaire, pas d'engagement, pas de démo à réserver.
  2. 02Tu vides tes tiroirsTes comptes rendus d'un coup, en vrac, avec leurs noms de fichiers. Deux PDF ou quinze ans d'archives, c'est le même geste — et tu n'y reviens plus jamais.
  3. 03Demain matin, tu comprendsTes courbes à ton échelle, ce que ton corps fait vraiment, et ta carte d'urgence prête à imprimer.
Tu écris depuis quelle place ?

Gratuit pendant l'accès anticipé. Ton email et ton rôle, rien d'autre. Pas de liste de diffusion, pas de revente, suppression sur demande.

Tu ouvriras sur tes courbes à ton échelle, et sur ce qui a bougé cette nuit.

Dépose tout. Une fois. Ça ressort quatre fois.

Tes comptes rendus en vrac, tes doses, tes prises de sang, ce que tu ressens le soir : tout entre au même endroit, et personne ne te redemandera jamais de le retaper. Ensuite chacun lit ce qui le concerne — toi, ton proche, l'infirmier, le médecin, et l'urgentiste qui n'a que dix secondes.

Étape 01

Vide tes trois tiroirs. Tu n'y touches plus jamais.

C'est le seul endroit de cette page où on te demande quelque chose. Dix minutes, une fois, et plus un seul chiffre à retaper de ta vie.

En vrac, vraiment en vrac

Envoie tes comptes rendus d'un coup, avec les noms de fichiers d'origine. Chaque PDF est lu, chaque valeur part sur sa courbe à la date de la prise de sang — pas à celle du jour où tu l'envoies.

« Hgb 14.1 g/dL » et « Hémoglobine 141 g/L » atterrissent sur la même ligne.

Impossible à casser

Tu envoies deux fois le même papier ? Il n'apparaît qu'une fois. Tu ne peux pas dédoubler ton dossier en t'y prenant mal — alors envoie sans réfléchir.

Le même fichier envoyé deux fois compte pour un.

Fini le « je crois que je l'ai arrêté »

Ton traitement ligne par ligne, avec le statut réel de chacune. Si tu as arrêté quelque chose, c'est écrit que tu l'as arrêté, avec la date. Ton historique survit à tes changements.

Quatre statuts : en cours, en pause, arrêté, si besoin.

Le nom suffit

Tu tapes le nom d'un médicament, le reste se remplit tout seul. Et ce que tu ne supportes pas est relu contre chaque ligne que tu ajoutes, à chaque fois.

Chaque médicament est relu contre tes allergies et ton traitement.

Chaque chiffre sait d'où il vient

Un clic sur n'importe quelle valeur ouvre le compte rendu dont elle sort. Et si tu corriges un chiffre toi-même, ta correction ne repart plus jamais.

Chaque valeur porte son document d'origine et sa date.

Surligne, demande, continue

Un mot que tu ne comprends pas dans un compte rendu : tu le surlignes, tu poses ta question dessus. La réponse arrive en ayant lu tout le reste de ton dossier — pas seulement la phrase.

La question part avec ton historique en main.

Une entrée. Quatre lectures.

Tu as déposé une seule fois. À partir de là, personne n'a rien à installer et rien à retaper : la même page se lit différemment selon qui l'ouvre. C'est la seule chose de cette page que tu peux vérifier en comptant.

Étape 02

Celui qui s'inquiète pour toi arrête de deviner

Rien de nouveau à déposer. Ce sont exactement les mêmes données, lues cette fois par quelqu'un qui n'a pas le corps mais qui a l'inquiétude.

Savoir sans avoir à demander

Tu ouvres et tu sais : il va bien aujourd'hui, ou voilà ce qui a changé et ce que ça veut dire. Tu arrêtes de demander « ça va ? » quinze fois par jour, et lui arrête de devoir répondre.

Écrit pour toi, sur lui, jamais un ordre à lui transmettre.

Ne jamais aider de travers

Ce qu'il ne supporte pas, ce qu'il ne faut jamais lui donner, et ce qu'il faut avoir sous la main. Affiché tous les jours — y compris les jours où tout va bien.

Affiché quel que soit le reste, y compris les bons jours.

Jamais faussement rassuré

Si le bracelet n'a rien envoyé, on te le dit au lieu d'afficher que tout va bien. Et une fièvre notée le soir passe devant absolument tout le reste.

Une fièvre notée dans le journal reste affichée.

Plus besoin de compter les plaquettes

Ce qui a été pris, ce qui a été sauté, sur les trente derniers jours. Tu arrêtes de fouiller la salle de bain pour savoir où il en est.

Un double clic ne compte pas deux prises.

Deux voix, jamais une seule

Tu écris ce que tu as vu, lui ce qu'il a ressenti. Les deux restent, datés, côte à côte. Personne n'efface le mot de l'autre.

Ajout seul, daté, jamais modifiable après coup.

La semaine vient à toi

Chaque semaine, un email : ce que la semaine a fait, ce qu'il faut dire à son équipe, ce qu'il faut surveiller. Tu n'as même pas à penser à ouvrir l'app.

Aucun reproche pour une entrée manquée ou une mauvaise semaine.

Étape 03

Le jour où tu ne pourras rien dire, quelqu'un saura

Toujours rien de nouveau à déposer. C'est encore le même dossier — lu cette fois par quelqu'un qui a dix secondes et qui ne t'a jamais vu.

Les pompiers savent, sans toi

Tu es inconscient. Ils scannent le QR de ton portefeuille. En dix secondes ils lisent ce qui peut te tuer : ce qui te manque, ce que tu prends, ce que tu ne supportes pas.

S'ouvre sans réseau, sans compte, sans mot de passe.

Rangé par ce qui tue le plus vite

Pas par ordre alphabétique, pas par date d'ajout : par urgence réelle. Et tout est écrit aussi en anglais, pour le jour où ça arrive à l'étranger.

Zéro appel à une IA : vingt-et-une règles écrites à la main.

Une carte vide se dénonce

S'il manque quelque chose pour la construire, la carte l'écrit en haut, en grand. Elle ne se laissera jamais lire comme « rien à signaler » alors qu'elle n'a rien pu lire.

Vingt-et-une règles la construisent. Elle s'ouvre sans réseau.

Personne ne panique pour rien

Ton hémoglobine habituelle est affichée à côté de la dernière, avec la mention que c'est la tienne. Quelqu'un qui voit 7 chez toi ne déclenche pas ce qu'il déclencherait chez un autre.

Ce qui est habituel chez toi, préféré à la dernière valeur du labo.

Actif ou en pause, c'est écrit

Si tu as arrêté ton anticoagulant, c'est écrit que tu l'as arrêté, avec la date. C'est la ligne qui change tout dans un bloc opératoire.

Huit molécules, quinze orthographes : Xarelto et rivaroxaban comptent pour une.

Un lien pour ton médecin, révocable

Tu lui ouvres une page, il n'installe rien et ne crée rien. Tu refermes l'accès quand tu veux, et le QR déjà imprimé cesse de marcher dans la seconde.

Rien à installer, rien à créer, révocable d'un geste.

Tu ressors du rendez-vous avec une décision

La veille, tu imprimes une page. Le plus important en haut : ce qui n'est pas comme d'habitude chez toi, ton traitement ligne par ligne, et tes questions déjà écrites.

Sur les trente derniers jours, combien de fois tu l'as prise, et combien de fois tu l'as sautée.

Chaque semaine, quelqu'un lit la recherche sur ta maladie à ta place

Sur une maladie rare, personne ne suit les publications. Une fois par semaine, ce qui sort sur la tienne est lu, trié, et on t'écrit ce que ça change pour toi.

  • 01

    Une lettre par semaine, même quand il n'y a rien

    Les semaines vides, c'est écrit noir sur blanc : rien de neuf cette semaine. Tu ne passes plus tes soirées à te demander si quelqu'un a cherché.

  • 02

    Ce que ça a déjà remonté

    Sur une bêta-thalassémie : une autorisation européenne que personne n'avait signalée, et des données de suivi à long terme.

  • 03

    Croisé avec tes chiffres à toi

    Le bénéfice annoncé par l'étude, posé en face de tes propres résultats : ce que ça donnerait dans ton cas, et la question exacte à poser à ton médecin.

Questions

Ça remplace mon médecin ?
Non. Ça remplace les six mois avant lui. Un rendez-vous de spécialiste s'attend des mois et dure quinze minutes ; le reste de l'année, tu es seul avec tes résultats. C'est là que LEIMON travaille — et c'est aussi ce qui rend tes quinze minutes plus utiles quand elles arrivent enfin.
Mes analyses sont toujours « dans les normes » et je vais mal. Ça sert à quoi ?
C'est exactement ce que la règle du labo ne sait pas voir. Une valeur peut rester entre les bornes et bouger énormément pour toi : les bornes sont les mêmes pour tout le monde, ta bande à toi ne l'est pas. LEIMON garde les deux — et te donne une date et un écart à montrer, plutôt qu'un ressenti à défendre.
Et si je suis loin de tout ?
C'est le cas pour lequel il a été écrit. Ton dossier tient dans ton téléphone, ta carte d'urgence s'ouvre sans réseau, et ce qui a changé depuis ta dernière prise de sang t'est expliqué là où tu es. Quelqu'un qui ne t'a jamais vu comprend ton cas en dix secondes.
Il me faut un WHOOP ?
Pas pour démarrer : tes comptes rendus et tes deux lignes du soir suffisent. Avec un bracelet, le matin te dit en plus si c'est ta nuit qui explique ta fatigue. Les autres bracelets arrivent.
Mes analyses sont anormales à chaque fois. Je vais voir du rouge partout ?
Non — tu vois enfin tes chiffres à ton échelle. Le résultat s'affiche tel que le labo l'imprime, bornes comprises, avec tes années précédentes juste à côté. Un chiffre stable d'une fois sur l'autre se lit alors comme ce qu'il est : stable.
Que deviennent mes comptes rendus ?
Ils restent les tiens. On ne les vend à personne, jamais, et ils ne servent qu'à toi. Tu les supprimes quand tu veux, et tout part avec eux.
Mon médecin doit créer un compte ?
Il n'a rien à installer et rien à créer. Tu emmènes la page imprimée, ou tu lui ouvres un lien que tu refermes après le rendez-vous.

L'accès anticipé est encore ouvert. Remonter au formulaire →

LEIMON